Transilvania jazz Festival 2008
Mardi, octobre 21st, 2008
Vendredi 17 Octobre
Après une conférence un petit peu endormi sur la pauvreté dans le monde à la faculté des sciences politiques (a l’occasion du « Stand up against poverty day » ) et avant un concert de rock alcoolisé comme un vrai concert de rock, je me rendais donc à la deuxième soirée du Transilvania jazz festival de Cluj.
Ici quand on est cool, on dit juste « le jazz ». « mergem la jazz ! » (littéralement « on va au jazz ! »)
« au Jazz » donc, ce soir la Olivier Gatto quiet fire quintet et Harry tavitian and Anatoly Vapirov.
Olivier Gatto et son quintet sont des habitués du jazz transilvain, trois ans déjà que ce contrebassiste bordelais vient à Cluj pour le dit festival en tant que musicien ou consultant artistique. Pour ma part, la deuxième fois que je le vois avec cette formation, notamment la trepidante Camelia ben naceur qui ne peut pas s’empêcher de se lever et chanter ses chorus sans lâcher les touches de son piano.
La section rythmique groove, devant Giovani amato a la trompette et Frederic borey au sax enchaines les chorus enflammés. Malgré le son exécrable de la salle (casa de cultura a studentilor) au fur et a mesure du set composé principalement de standards jazz, Le quintet réussi a mettre le feu (pas menteur sur le nom), on sent aussi le plaisir monter entre eux, des sourires, surtout entre camellia au piano et Roger Biwandu à la batterie. Ces deux la s’amusent vraiment !
Le concert se finira par une belle ovation du publique clujois ravi du set proposé par le quintet d’Olivier Gatto
En deuxième partie vient sur scène harry tavitian un pianiste barbu et Anatoly Vapirov un saxophoniste barbu, respectivement roumain et bulgare.
De l’improvisation (barbu ?) , du Free jazz… alternance de silence, de mélodie plus ou moins harmonieuse, de rythmique hasardeuse, d’arrêts de redémarrage au milieu de nul part, beaucoup de concentration dans les yeux des deux compagnons de longue date. Autour de moi je trouve quelques réels amateurs en extase, pour ma part, je n’accroche pas du tout. A part quelques rares passages bien construit, le grande partie du set me laisse bailleur.
Pour les connaisseurs, ça me rappelle le duo improvisé que je faisais avec Damien du groupe Mastaya. (Mais alors vraiment pour les connaisseurs !)
Dimanche 19 Octobre
Tout au bout d’un vrai dimanche a Cluj, longue matinée dans le lit, café au Flowers (bar a thé sur la place principale de Cluj) je retrouve la casa studentilor pour mon deuxième soir au « jazz » ayant fait l’impasse sur le samedi soir (Liviu butoi / theodosii spassov trio).
On débute avec…. Avec la présentatrice du festival, chanteuse à l’opéra de Cluj qui nous fait une version de « summertimes » accapela version …Opera justement. Oui oui pourquoi pas après tout. Après de courtes présentations de la soirée C’est la chanteuse Teodora Enache et le bassiste Decebal Badila qui entrent sur scène. Ils débutent par une très prometteuse reprise du classique « over the rainbow »
Teodora pose sa voix suave sur la basse virtuose de Decebal. J’aime bien, du moins au début, les arrangements a la basse on tendance a tourner en rond, aussi bon qu’il soit, decebal manque un peu d’inspiration a mon gout, et Teodora malgré sa très bonne voix abuse un peu du Scat, ou peu être c’est moi qui arrive a saturation du Scat ?
Bref, le concert a tendance à s’éterniser un peu. Une bossa nova me fait relever la tète quelque temps, puis je retombe. Au final le niveau est tout à fait honnête, mais dans le meme type de formation, je préfére de loin les italiens de musica nuda.
Changement de Plateau et changement d’atmosphère, on sort table de mixage, macintosh, clavier, batterie… Namaste entre sur scène et donne dés le premier morceau le ton. Dans la mouvance de la nouvelle génération qui n’hésite pas a mélanger les musiques dites « actuelles » au jazz.
Namaste eux aimes a mixer Au jazz, de l’afro beat, de la Jungle, de la House, du rock. Ça joue fort, et on sent le flutiste claviste dés les premières notes survolté, et prés à jouer encore plus fort.
Le couple basse batterie derrière est concentré au maximum, le batteur passe aisément du
Jeu au balais soft jazz, aux baguette façon groupe de rock, devant les chorus des saxophonistes et flutistes s’enchainent en sautant. Il y’a définitivement une grosse énergie dans cette formation marseillaise. Le flutiste s’essaie régulièrement au peu de Roumain qu’il a appris avant le concert, ce qui fait sourire la salle. Le set est bien monté, l’énergie va crescendo
Pendant le rappel House le groupe n’hésite pas a s’arrêter au milieu du morceau pour courir jusqu’à leur ingé son et le congratuler, ce qui est tout a fait justifier compte tenu du très bon travail qu’il a fait dans cette salle quasi impossible a sonoriser proprement. A la fin du concert, c’est une salle pratiquement pleine qui se lève pour applaudir Namaste.
Un bon concert qui a dépoussiéré la grande scène de la Casa de cultura, mais plus que tout un concert généreux de 4 marseillais qui repartiront eux aussi ravi de leur première expérience transylvanienne !
Faute encore une fois d’agenda Chargé (début du festival de théâtre expérimental) j’aurai fait l’impasse sur le dernier soir avec la grande affiche de ce festival, le pianiste Jacky Terrasson.
Pour sa troisième édition l’organisatrice Simona Hodos semble avoir réussi son pari avec une fréquentation en hausse, et une programmation de plus en plus diversifié. On attend deja avec impatience l’édition 2009 !
(Merci a Miruna Toma pour les photos du Dimanche 20 Octobre ! )



